Charles Hoy Fort définition + vidéo

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Charles Hoy Fort (C.H.F.) ou plus simplement Charles Fort, est né à Albany, aux États-Unis le 9 août 1874 et est mort à New York le 3 mai 1932.

Écrivain américain au style qui serait aujourd’hui qualifié de réalisme fantastique, dont il fut le précurseur, sinon le modèle.

Il est le père fondateur du mouvement fortéen (le néologisme fortéen a été forgé sur base du nom de Charles H. Fort) qui, s’il est méconnu dans le monde francophone, est relativement important dans le monde anglo-saxon.

Le magazine Fortean Times est la publication la plus importante de ce mouvement.

« Une procession de damnés.Par les damnés j’entends bien les exclus.Nous tiendrons une procession de toutes les données que la Science a jugé bon d’exclure ». (3 premières phrases du Livre des damnés, de Charles Fort)

Son œuvre s’est attachée à recenser et documenter des phénomènes non expliqués ou extraordinaires (pluies de grenouilles, apparitions de crocodiles sur les côtes anglaises, chute lente de météorites ultra-légères, vestiges archéologiques lilliputiens, observations d’engins volants non-identifiés, etc.) et à proposer des hypothèses souvent farfelues ou pour le moins originales en explication.

C’est le premier chercheur « sérieux » sur les phénomènes paranormaux, sur les ovnis, etc.

Mais il se singularise de ses descendants, par son ton mordant, humoristique, provocant et, paradoxalement sceptique.

Pour lui, on ne peut rien prouver sur quoi que ce soit.

Robert Benayoum a assez bien défini sa méthode : « la connaissance par l’absurde ».

« Peut-être, méditait-il, suis-je le pionnier d’une littérature à venir dont les traîtres et les héros seront des raz-de-marée et des étoiles, des scarabées et des tremblements de terre. » C.H. Fort (traduction de Robert Benayoun, 1955)

Biographie

Travailleur infatigable, véritable rat de bibliothèque, il recense dans tous les journaux, périodiques et publications scientifiques ce qu’il appelle les données « damnées », c’est-à-dire les faits étranges écartés par la science officielle.

Il se constitue ainsi une véritable encyclopédie de phénomènes extraordinaires qu’il entreprend de classer selon sa propre terminologie.

Ami du grand écrivain américain Theodore Dreiser, c’est ce dernier qui lui permet de publier son premier livre, Le Livre des Damnés en 1919.

Le livre provoque une controverse dès sa sortie.

Certains critiques voient dans les théories avancées par Charles Fort le substrat de sciences à venir, tandis que d’autres soulignent le caractère incohérent et échevelé de ses affirmations.

Un critique présentera le livre comme « une monstruosité de la littérature ».

Les hypothèses de Charles Fort paraissent à la fois totalement farfelues et pertinentes.

Il s’amuse par exemple à faire ce qu’il appelle de la « Super-géographie« , imaginant une « Supermer des Sargasses » d’où tomberaient, depuis l’espace, des poissons (explication proposée pour les pluies d’animaux).

Il pense aussi que la Terre a été, par le passé, régulièrement visitée par des extra-terrestres et que nous sommes pour eux du « bétail« . « On nous pêche« , écrit-il.

Son livre attire l’attention d’écrivains de science-fiction tels Edmond Hamilton et Jack Williamson qui deviendront ses correspondants.

En 1934, son troisième livre, Lo! parait en feuilletons dans la plus grande revue de science-fiction de l’époque, Astounding Stories.

Ceci contribue à installer encore plus Charles Fort dans le cercle de la science-fiction.

C’est dans ce livre que l’auteur invente le mot « téléportation », qui fera date.

Charles Fort y suggérait qu’il s’agissait peut-être d’un lointain pouvoir oublié qui peut parfois, subrepticement, refaire surface, ce qui pourrait expliquer que des hommes se soient réveillés nus dans la rue, ce pouvoir ayant l’inconvénient de ne pas inclure les vêtements…

L’héritage Charles Fort

En 1939, Eric Frank Russell publie dans la revue Unknown son roman Sinister Barrier (Guerre aux Invisibles), totalement basé sur les théories de Charles Fort.

Ses écrits auraient eu une influence notable sur Lovecraft, qui le cite dans deux de ses nouvelles (Le descendant et Celui qui murmurait dans les ténèbres).

Certains passages du Livre des damnés rappellent d’ailleurs la prose de l’auteur au sujet des Grands Anciens.

Le Mélanicus de Charles Fort n’est pas sans évoquer le Cthulhu de Lovecraft.

Le livre des damnés est publié en français pour la première fois en 1955 aux éditions des Deux Rives, alors que Louis Pauwels y est directeur littéraire de la collection « Lumière interdite » et que Jacques Bergier assure la préface de l’ouvrage.

Malheureusement, il passe quasi inaperçu.

La sortie en 1960 du best-seller Le Matin des Magiciens, une introduction de 500 pages au réalisme fantastique de Pauwels et Bergier, où les auteurs présentent Charles Fort comme l’un de leurs modèles, lui offre un regain d’intérêt, renforcé par la publication de larges extraits de l’œuvre dans la revue à grand tirage Planète (numéros 29 et 30 de l’été 1966), ce qui permettra une seconde édition en 1967 par Éric Losfeld.

Mais l’auteur reste encore largement méconnu en France, et seul son second livre Lo! sera également traduit, 15 ans plus tard chez Belfond en 1981.

Actuellement, toutes les éditions françaises de Charles Fort sont épuisées.

Une nouvelle traduction du Livre des damnés vient cependant de paraitre en 2006

Dans le monde de la science, Charles Fort occupe une position comparable à celle des dadaïstes dans celui de l’art.

On a parlé à leur sujet « d’anti-art« , on a présenté Charles Fort comme « l’ennemi de la science ».

Il partage en effet avec eux le goût de la provocation, de la dérision, une liberté totale de création.

Charles Fort ne doit d’ailleurs pas être confondu avec l’ésotérisme ou l’occultisme. « Je ne crois rien de ce que j’écris ».

Pour lui, la croyance n’a pas sa place dans la science, seule « l’acceptation temporelle » est envisageable (précisons au passage que la traduction de Robert Benayoum laisse à désirer, puisqu’il fait souvent dire à l’auteur « Je crois que… », là où il prenait au contraire soin d’écrire « I Think… », « my own acceptation… », mais jamais « I believe… »).

De la même façon que les dadaïstes ont en fin de compte beaucoup apporté à l’art, Charles Fort semble être le précurseur d’une science en mouvement, prête à se remettre en cause à tout moment, sachant bien à quel point toute connaissance est relative.

Il est cité dans le livre L’Enigme Vermeer de Blue Balliet.

Dans l’introduction du Livre des damnés, Charles se décrit comme un « intermédiariste« .

« Nous vivons une quasi-existence » écrit-il, dans « un état intermédiaire entre le réel et l’irréel« .

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Charles Fort Philosophe des sciences, insoumise 15:39

http://www.dailymotion.com/video/k4DKNYXXMU6Hl9C7r1

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Un livre étonnant que je vous recommande vivement.

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