Sacrifice humain définition + 4 vidéos

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Un sacrifice humain est un rite religieux pratiqué notamment par des anciennes civilisations de cultivateurs sédentaires pour s’attirer les faveurs des dieux, en particulier pour conjurer la sécheresse.

Attesté en particulier dans la Grèce antique et en Égypte ancienne, ce type de pratique se retrouve dans d’autres civilisations comme celle des Dogons en Afrique.

En Mésoamérique, les prêtres effectuaient la mise à mort au moyen d’un couteau d’obsidienne avec lequel ils ouvraient la cage thoracique du sacrifié pour en extraire le cœur à la main.

Ces sacrifices, pratiqués souvent à grande échelle (les Aztèques allaient jusqu’à sacrifier des milliers de prisonniers en quelques jours), se déroulaient devant les temples situés au sommet des célèbres pyramides à degrés caractéristiques de ces civilisations.

Fonction sociale du phénomène

Le courant de pensée fonctionnaliste s’est attaché à la question de la fonction sociale du sacrifice humain au sein du groupe humain.

En effet, il aurait pour but de canaliser la violence vers un individu (sacrifié) et vers le domaine du sacré, institutionalisant ainsi la violence qui est encadrée et pratiquée selon des rites et règles bien précises.

Ainsi, le sacrifice humain assurerait la cohésion et la pérennité du groupe protégé de toute « violence intérieure » qui est évacuée par des rites magico-religieux.

Sacrifice humain dans l’Empire aztèque

Origines

Les Aztèques ou Mexicas étaient un peuple, sans doute originaire du nord de la Mésoamérique, qui s’installa au centre du Mexique actuel au cours du XIIe siècle.

Ils fondèrent la ville de Tenochtitlan en 1325 et bâtirent un empire au cours des XIVe et XVe siècles.

Ils dominèrent les populations déjà implantées sur le plateau central du Mexique en formant la Triple alliance aztèque.

L’arrivée des Aztèques représente la dernière vague de migration des peuples chichimèques, considérés comme barbares par les autochtones.

Ils apportèrent avec eux leur langue (le nahuatl), leur société militariste, leurs dieux et leurs pratiques religieuses.

Selon les croyances aztèques, c’est Tezcatlipoca, divinité de la nuit et de la mort, qui aurait donné aux Aztèques la coutume des sacrifices humains.

Elle aurait chassé Quetzalcoatl de Tula qui s’opposait à cette pratique contre sacrifices humains.

Les Aztèques attendaient le retour de Quetzalcoatl qui coïncida avec l’arrivée du conquistador espagnol Cortés.

Une des théories les plus répandues pour expliquer des sacrifices aztèques est qu’un tournant idéologique a eu lieu lors d’une gigantesque famine vers 1450 : on attribue à Tlacaelel l’idée qu’elle aurait été due à la colère des dieux parce qu’on ne leur fournissait pas assez de sang humain, que les Aztèques désignaient par une métaphore : « Chalchiuatl » («eau précieuse»).

Pour assurer l’approvisionnement régulier du soleil en victimes, on aurait inventé l’institution de la « guerre fleurie », une forme de guerre rituelle, où l’on s’efforce non pas de tuer mais de capturer les guerriers adverses pour les sacrifier.

Par ailleurs, l’Empire aztèque étant lui-même un édifice instable, perpétuellement agité par les révoltes des cités tributaires, la répression de celles-ci donnait lieu également au sacrifice d’une partie de la population révoltée.

Les sacrifices ont pris de l’ampleur sous le règne de Moctezuma Ier.

Fonctions des sacrifices aztèques

Les sacrifices humains avaient surtout une fonction religieuse : les Aztèques les estimaient comme nécessaire à l’équilibre du monde.

D’après leur mythologie, les dieux avaient successivement créé quatre mondes ou « soleils » qui furent chaque fois anéantis avec leurs habitants.

Les sacrifices humains devaient apaiser les dieux afin qu’ils ne détruisent pas le cinquième monde.

Les Aztèques pensaient aussi que les sacrifices permettaient au soleil de continuer sa course dans le ciel.

Les sacrifices donnés en l’honneur du dieu Tlaloc devaient éviter la sécheresse et les inondations.

Le sacrifice humain avait donc une fonction régulatrice ; il était indispensable à l’équilibre du cosmos.

Huitzilopochtli, dieu du soleil et de la guerre était la divinité tribale des Aztèques.

Mourrir pour lui était un honneur.

Les guerriers morts au combat ou sacrifiés se rendaient au ciel oriental près du Soleil puis revenaient sous forme de colibri au bout de 4 ans.

La capture des prisonniers est également un acte de promotion sociale.

Les gens du commun quant à eux disparaissaient sous la terre.

Ainsi, de nombreux Aztèques étaient volontaires car selon leur croyance la vie qui les attend dans l’autre monde dépend non de leurs actions sur terre mais de leur décès et les 2 morts les plus glorieuses sont le sacrifice ou la mort au combat.

Les sacrifices avaient en outre une fonction politique d’élimination des opposants et de maintien de l’ordre par la terreur.

Acteurs

Au cours des conflits qui les opposaient aux peuples voisins, les Aztèques capturaient des prisonniers en vue de sacrifices futurs pour les dieux.

La Guerre fleurie était une autre façon d’alimenter les sacrifices.

Au début de son règne, chaque empereur devait partir à la guerre pour faire des prisonniers offerts en sacrifice.

Certaines cérémonies exigeaient le sacrifice d’enfants.

Le sacrifice pouvait être offert par un individu, mais seuls les dignitaires, les nobles et les prêtres pouvaient donner une victime humaine ; les gens du peuple pouvaient offrir des animaux ou leur propre sang par scarification.

La communauté pouvait aussi organiser un sacrifice : les calpulli (communautés de quartier), les corporations ou l’Etat.

Les pochteca (grands commerçants) offraient des esclaves en sacrifice.

Seuls les prêtres et les empereurs pouvaient sacrifier de leurs mains les victimes.

Modalités

On ne connaît pas précisément l’ampleur totale des sacrifices dans l’histoire de l’Empire aztèque.

Les occasions de sacrifices étaient nombreuses car les guerres étaient fréquentes et les dieux innombrables : famine, sécheresse, inondation, départ à la guerre, couronnement, consécration d’un temple pouvaient faire l’objet de sacrifices.

20 000 personnes furent sacrifiées pour la rénovation du grand temple de Tenochtitlan.

Selon les chroniqueurs, entre 3 000 et 84 000 personnes furent sacrifiées sur les 4 jours que dura la reconsécration du Templo Mayor par Ahuitzotl en 1487 - des chiffres qui ont d’ailleurs paru tellement élevés à certains auteurs qu’ils contestent la possibilité matérielle de tuer autant de personnes en aussi peu de temps.

La cérémonie de la ligature des années qui avait lieu tous les 52 ans sur une colline au sud de Tenochtitlan (Huixachtecatl) était l’occasion d’un seul sacrifice pour allumer le « feu nouveau ».

Au cours des jeux de pelote (tlachtli) , qui avaient lieu sur un terrain situé dans l’enceinte sacrée de la ville, une partie des joueurs était sacrifiée.

La plupart des sacrifices avait lieu au sommet du temple principal (Templo Mayor) de Tenochtitlan, dédié aux dieux Huitzilopochtli et Tlaloc ; il était considéré par les Aztèques comme le centre du monde.

Certaines caractéristiques de ce bâtiment en forme de pyramide tronquée sont associées au mythe spécifiquement aztèque de la naissance de leur dieu tribal, Huitzilopochtli, sur une montagne appelée « Coatepec ».

Dans ce mythe, la grossesse miraculeuse de Coatlicue indispose sa fille Coyolxauhqui et ses 400 fils, les Centzon Huitznahua.

Ils décident de tuer leur mère, lorsqu’elle accouchera au sommet du Coatepec, mais Huitzilopochtli sort tout armé du ventre de sa mère, tue sa sœur, la démembre et précipite les morceaux au bas de la montagne.

Ensuite il poursuit ses frères et les extermine.

Le sanctuaire d’Huitzilopochtli au sud du Templo Mayor symbolise le Coatepec.

On comprend parfaitement de cette manière la présence au bas de l’escalier qui y mène de la fameuse sculpture représentant Coyolxauhqui démembrée.

Lorsqu’une victime est immolée au sommet du temple et que son corps est précipité vers le bas, c’est cet épisode du mythe qui est répété symboliquement.

Enfin, les Aztèques considéraient que le sang et le coeur contiennent une énergie appelée tonalli.

Les formes de sacrifices étaient variées : pendaison, crémation, mort par flèches pour le dieu Xipe Totec, par noyade (plus rare), sacrifice de femmes par décapitation pour les divinités agricoles.

Certaines victimes étaient écorchées comme pour le sacrifice de Toci pendant le mois d’Ochpaniztli : une femme était décapitée et écorchée.

Lors de la fête de Xipe Totec à Tenochtitlan, les prêtres écorchaient les victimes pour se revêtir de leur peau.

Mais la forme la plus fréquente est l’arrachement du cœur sur une victime encore vivante sur la pierre du sacrifice (techcatl) – (Une pierre de 2,5 mètres de diamètre sur 70 cm d’épaisseur avec une dépression en son milieu à l’endroit où étaient placés les cœurs humains).

La cérémonie se déroulait en public : l’enceinte autour du temple principal de Tenochtitlan pouvait contenir 8 à 10 000 personnes.

Avant le sacrifice, on faisait chanter et danser la victime pendant des heures, voire des jours pour qu’elle dépense son énergie.

Le prêtre s’enduit de cendres de plantes vénéneuses et d’animaux venimeux qui le plongent dans un état second.

Le sacrifié était mené en haut de la pyramide et tenu fermement par 5 hommes.

Le prêtre ouvrait la poitrine à l’aide d’un couteau (tecpatl) de silex ou d’obsidienne, car les Aztèques ne maîtrisaient pas les techniques de la métallurgie.

Les Dieux étaient représentés, lors des cérémonies religieuses, par un quelconque reptile qui recevra les offrandes lui-même.

La cérémonie se jouait au son de tambours monoxyles (teponaztle).

Le temple principal de Tenochtitlan était entouré d’un mur orné de crânes humains (tzonpantli).

Les crânes humains étaient exposés comme trophées sur la plateforme (tzompantli) de l’enceinte sacrée de Tenochtitlan.

Le quauhxicalli était un vase en forme d’aigle destinés à recueillir le sang et le cœur des sacrifiés.

Ce dernier était mangé par les prêtres, alors que les cuisses étaient réservées à l’empereur.

Le reste du corps était jeté du haut de la pyramide et conservé par celui qui l’avait capturé ; les ossements pouvaient servir à la fabrication d’instruments de musique, de cuillières, de poinçons.

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Civilisation,anciens secrets partie 1 09:49

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Civilisation,anciens secrets partie 2 10:02

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Civilisation,anciens secrets partie 3 08:37

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Civilisation,anciens secrets partie 4 05:20

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